Cité de l’Espace, Objectif Lune !
Objectif Lune, objectif Lune, ce n’est plus un simple objectif. Aujourd’hui, après plus de 50 ans, cet objectif est déjà en marche et nous en sommes d’avantage à « On va marcher sur la Lune » !
La cité de l’Espace de Toulouse a mis les petits plats dans les grands ou plutôt, les Astronautes dans les habitats lunaire.
Cette journée entièrement gratuite a permis aux visiteurs de découvrir la cité, mais aussi le futur de l’exploration lunaire à travers l’exposition « Lune Episode II » où l’on découvre à quoi pourrait ressembler une base lunaire ; la nouvelle Expérience Immersive LuneXplorer que nous avons testée pour vous et qui vous fait vivre un décollage et un alunissage ; mais elle a aussi été l’occasion de rencontrer des invités exceptionnels venu partager leur connaissance sur cette aventure. Nous avons eu la chance de pouvoir en interviewer certain, mais nous y reviendrons plus tard.
Maintenant faites le silence autour de vous, fermez les yeux, et imaginez-vous sur le pas de tir. Vous êtes en tenu d’astronaute, vous venez de suivre le dernier briefing de mission et maintenant vous embarquez dans la capsule, tout en haut du lanceur. Vous vous asseyez dans votre siège et vous vous attachez. Les derniers tests sont faits ! Maintenant vous entendez dans les hauts parleurs le centre de contrôle « A tous de DDO, attention pour le décompte final », puis le compte à rebours « 10, 9, 8,….3, 2, unité, Top démarrage moteur Vulcain », la capsule commence à vibrer, c’est le départ !!!! Puis se poids qui augmente, votre corps qui semble si lourd, vous êtes en route pour la Lune !
Ce vol qui dur normalement 4 jours vous le ferez en quelques secondes et vous vous poserez sur la Lune, mais chut… je vous laisse la surprise de l’alunissage.
Cette expérience vous la vivrez dans la nouvelle expérience immersive LuneXplorer. Un membre du pas de tir vous accueillera pour vous raconter l’histoire de l’exploration lunaire et son futur avant de vous diriger vers la salle d’embarquement.
Nous avons interviewé ce membre du pas de tir pour vous, voici ce qu’il nous a révélé :
Comment a été pensée LuneXplorer, pourquoi spécifiquement sur le thème de la Lune ?
Alors du coup, c'est pour la mission Artemis et surtout parce que c'est la première mission où il y a l'Europe qui va être inclue, qui du coup est en collaboration avec les Américains, et donc l’ESA elle a beaucoup participer à la création de cette attraction, même si ce n'est pas vraiment une attraction, et du coup sur le thème de la Lune, pour la mission Artemis doit arriver bientôt et nous devrions voir, peut-être un Européen sur la Lune.
Quelles sont les sensations que l'on va retrouver dans la partie active on va dire de LuneXplorer ?
Alors c'est un petit peu comme un décollage d'avion, pour faire très simple, et en gros on va se sentir écrasé contre le siège, on va ressentir de 2 à 3G, donc 2 à 3 fois son poids, et c'est représentatif d’un le décollage de fusée et d’un alunissage avec la sensation d'être écrasé contre son siège. Je sais que la centrifugeuse va venir tourner, mais on ne le ressent pas quand on est dans l'attraction, on a pas l’impression de tourner. On ressent vraiment qu'on est écrasé contre le siège. A la fin de l'attraction il y a des petits moments où on doit appuyer sur des boutons qui sont assez loin du siège, et c'est les moments un petit peu compliqués parce que du coup on doit surmonter les 2G et cette pression qui nous écrase. Mais après ce n’est pas « un manège à sensations fortes », c’est une attraction immersive à sensations réelles. On commence par décoller sur Terre et après on atterrit sur la Lune, mais après les deux se ressemblent beaucoup. C'est la première attraction comme de ce type à la Cité de l'Espace, avec autant de mécaniques. C'est de la super mécanique.
Maintenant que vous êtes revenu sur Terre, direction l’exposition immersive « Lune épisode II » au sous-sol hall d’exposition.
Vous y découvrirez une base lunaire taille réel au travers de laquelle vous pourrez apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur l’exploration lunaire, depuis les missions Apollo, jusqu’au défi scientifiques qui nous attendent dans les futures missions. Vous pourrez même vous promener dans un Rover sur le sol lunaire, de quoi se sentir plus léger de corps, mais plus lourd d’esprit.
Lorsque nous sommes remontés à la surface, nous nous sommes rendu dans les jardins de la cité où nous attendez les invités de cette journée :
- Arnaud PROST, Astronaute de réserve de l’ESA
- Laura ANDRE-BOYET Instructrice d’astronautes à l’ESA
- Juergen SCHLUTZ, Chef du projet Luna à L’ESA
- Sylvestre MAURICE, Astrophysicien à l’IRAP/OMP/CNRS
- Michel BLANC, Astronome à l’IRAP/OMP/CNRS
- Sébastien BARDE, Sous-directeur Exploration et Vols habités au CNES
- Charles YANA, Chef de projet MicroLIBS au CNES
- Alexis PAILLET, Chef du projet Spaceship FR au CNES
- Grégory NAVARRO, Chargé du programme Spaceship FR au CNES
- Peter WEISS, Fondateur et président de Spartan Space
- Léa BOURGELY, Ingénieure système chez Venturi Space
- France Nicolas DOLIN, Directeur Développement et Ventes de Comat
- Bruce BENAMRAN, Vidéaste créateur de la chaîne e-penser et vulgarisateur scientifique
- Cyril GARNIER, Artiste et créateur du spectacle “J’aurais voulu être un astronaute”
Certains d’entre eux nous on fait le plaisir de répondre à nos questions, voici ce qu’ils nous ont confié :
Interview Arnaud Prost, Astronaute de réserve de l'ESA
Bonjour Arnaud, vous êtes ingénieur dans l'armement français, polytechnicien, pilote de chasse, plongeur professionnel et astronaute européen en réserviste, comment vous en êtes arrivé là, quel a été votre parcours et surtout vos difficultés ?
C'est une question assez large, mais ce qu'il faut bien comprendre c'est que tout ce que tu viens de citer je ne l'ai pas fait en même temps, moi j'ai eu un parcours où je suis passé par différents domaines, effectivement j'ai commencé par travailler à la COMEX comme plongeur professionnel, après j'ai rejoint la direction générale de l'armement, le corps de l'armement, et là j'ai été formé pilote de chasse et travaillé comme ingénieur d'essai sur Rafale, maintenant je suis de retour dans l'armée de l'air, et ça c'est la première partie de ma carrière, et en parallèle en 2022 j'ai été recruté par l'agence spatiale européenne pour être membre de la réserve de l'agence spatiale européenne. Donc voilà, et le parcours en quelque sorte, et pour les difficultés, rien d'extraordinaire, c'est un peu comme tout le monde, c'est que faire tout ça, ça demande beaucoup de temps, et ça demande beaucoup de travail, et donc forcément un certain nombre de renoncements, parce qu'il faut y consacrer des ressources, que ce soit sur ton temps personnel ou des déplacements, c'est toujours pareil, mais maintenant que je suis là où je suis aujourd'hui, je suis super content d'avoir fait ces efforts, parce que ça me permet d'être en contact avec des institutions qui sont extraordinairement intéressantes, qui sont vraiment au-devant de l'exploration spatiale, comme l'agence spatiale européenne, le CNES, l'agence spatiale française, et donc pour moi c'est génial.
Comment se passe le recrutement d'un pilote de chasse ?
Alors pour être pilote de chasse, t'as deux voies en gros, c'est soit la voie des officiers sous contrat, ce qu'on appelle les EOPN et les EOPAN, c'est un concours que tu fais après le bac, et donc là il faut se rapprocher des SIRPA-R ou de la Marine Nationale, parce que la Marine Nationale forme aussi des pilotes de chasse, il faut d'ailleurs avoir en tête que généralement quand on est enfant, on a envie d'être pilote de chasse mais on sait pas forcément ce que c'est d'être pilote de chasse, et donc du coup il faut rester ouvert à tous les différents métiers de pilote, parce que le métier de pilote d'avion de mission ou de transport, ce que je fais en ce moment par exemple sur E3F, c'est aussi super intéressant.
Tu peux te rapprocher des SIRPA pour savoir comment passer ce concours pour être officier sous contrat, l'autre option c'est de faire une classe préparatoire et de rejoindre l'école de l'air ou l'école navale, qui sont deux écoles qui sont aussi des écoles d'ingénieurs et qui elles, vont te permettre d'être officier dans l'armée de l'air ou officier dans la marine nationale pour devenir pilote.
Et du coup comment, alors qu'on est déjà bien accompli dans sa vie professionnelle, on décide de devenir astronaute ?
En fait, si tu veux, moi depuis que j'étais enfant, je rêvais de devenir astronaute, et pourquoi est-ce que, en fait tu ne peux pas, il n'y a pas d'école d'astronaute, il n'existe pas une liste très claire où tu fais tout ça.
Ensuite à la fin tu seras astronaute et tu auras un vol dans l'espace, donc finalement ce n'est pas un métier qui est immédiatement accessible, et donc du coup tu fais des métiers qui t'intéressent pour les mêmes raisons que les métiers d'astronaute t'intéressent, parce que pourquoi est-ce qu'on a envie d'être astronaute ? En réalité, comme tu le disais souvent quand on est jeune, on ne sait pas vraiment ce que c'est, donc pourquoi est-ce qu'on a envie d'être astronaute ? Est-ce qu'on est curieux ? Est-ce qu'on est attiré par l'exploration ? Est-ce qu'on a envie de répondre à des questions ? Est-ce qu'on est attiré par la science ? Est-ce qu'on aime bien la collaboration internationale ? Est-ce qu'on aime bien les machines complexes ?
Tout ça, ça existe dans d'autres métiers, ça existe dans le métier de pilote par exemple, et moi c'est le choix que j'ai fait, mais aussi dans celui d'ingénieur, ça existe dans les métiers de la recherche, ça existe dans la médecine par exemple, et donc tous ces métiers tu les retrouves dans le corps européen des astronautes, dans ma promotion 2022, et donc du coup je pense que l'approche qu'il faut avoir c'est faire un métier qui te plaît, c'est essayer d'être le plus épanoui et le plus performant possible dans ce métier, ensuite rester ouvert aux opportunités qui peuvent se présenter pour l'agence spatiale européenne, tout en gardant en tête que ce sont des opportunités qui sont assez rares.
Et du coup, quelle serait votre destination idéale si vous deviez partir dans l'espace ? L'ISS, la Lune, Mars ?
Tu sais, moi je viens de l'aéronautique, dans l'aéronautique comme j'ai l'habitude de dire, c'est rare de commencer par voler sur un rafale, donc généralement on a une approche qu'on appelle progressive, donc je pense qu'au stade de ma progression, la prochaine étape pour moi c'est déjà de faire un vol en orbite basse, donc autour de la Terre, soit sur l'ISS ou les futures destinations qui arriveront après l'ISS, et c'est plutôt ça l'horizon que je vise, mais je dois t'avouer qu'indépendamment de la destination, si on me propose une mission, ce n'est pas moi qui vais commencer à dire oui, mais en fait c'est la préparation. Donc je reste ouvert à toutes les opportunités pour qu'il y ait, pour qu'il y ait.
Interview Laura ANDRE-BOYET Instructrice d'Astronautes à l'ESA
Bonjour Laura, vous êtes instructrice d'astronaute à l'ESA, pour former des astronautes pour l'ISS, comment vous en êtes arrivée là et quel a été votre parcours ?
Nous sommes 3 instructrices françaises. On est une petite équipe et c'est vraiment super. Souvent dans l'industrie des vols spatiaux habités, ce sont des vocations précoces. Donc il y a beaucoup de personnes, de professionnels qui ont réfléchi et qui ont rêvé de travailler dans cette industrie, ce n'est pas mon cas. Je n'ai jamais été véritablement petite attirée par le spatial. Moi, j'étais plutôt attirée par la physiologie. Donc j'ai fait une école d'ingénieurs spécialisée en physiologie physique, donc à l'interface entre l'ingénierie et puis la physiologie. Et par le fruit du hasard, de la curiosité et de la chance, j'ai fait mon stage de fin d'études au CNES, ici à Toulouse, au Cadmos. Et il y a eu un enchaînement d'événements heureux qui ont fait que j'ai commencé ma carrière ici à Toulouse.
je l'ai poursuivi en rejoignant l'ESA, au Centre de formation des astronautes à Cologne, à l'UAC. Et donc voilà, j'y travaille depuis 15 ans.
Mais c'est quoi être instructrice d'astronaute ?
Alors, on forme, on prépare les astronautes à aller vivre dans l’ISS, maintenir la station en état de fonctionnement et travailler à son bord. Donc on a tout un panel d'activités très technologiques, techniques, mécaniques, parce que tu vois, il faut faire en sorte qu'elle fonctionne, cette station. On va aussi avoir un panneau de formation à la vie à bord, parce qu'il y a des choses qui deviennent beaucoup plus compliquées et d'autres beaucoup plus simples. Donc il faut les préparer.
Et puis surtout, travailler à bord. Donc la mission, c'est simplement tout un regroupement d'activités scientifiques, d'expériences scientifiques, de démonstrateurs technologiques sur lesquels il va falloir les former. Moi, mon métier, c'est la formation principalement à la mission. Et donc, il y a une partie théorique, où on aborde toute la théorie scientifique et technique d'une expérience. Ensuite, il y a une partie mécanique, où tu vas devoir monter la machine, la faire partir, la connecter, la brancher, la sécuriser. Et puis ensuite, l'utiliser. Et souvent, c'est assez curieux. Ce ne sont pas des machines qu'on a l'habitude de voir. Donc voilà, c'est ça mon métier.
Vous avez aussi été impliquée dans le projet Kid’s Weightless Dreams, littéralement réaliser des rêves d'enfants en apesanteur. Qu'est-ce que ce projet vous a apporté ? En quoi consiste-t-il ?
Alors, c'était un projet à bord de l'avion parabolique ? ZERO-G. Pour faire des vols paraboliques, faire des paraboles à bord de cet avion pour pouvoir mettre tout ce qu'il y a à l'intérieur en apesanteur pour une période définie. Et Novespace m'avait sollicité pour faire la coordination de ce projet fin 2016. Et le projet a vu le jour en 2017. C'était très ambitieux, il fallait sélectionner des enfants. En situation de handicap. Et les préparer à faire ce vol, les accompagner à bord. Et c'était, en termes d'organisation, un véritable défi. Mais humainement parlant c’était génial. Ce projet a été reconduit et devrait être reconduit l’année prochaine.
Nous parlons aujourd’hui de la Lune, à ce titre quels sont les différences entre une préparation pour l’ISS et une préparation pour la Lune ?
Déjà il faut comprendre que l’ISS est beaucoup plus proche que la Lune, 400 kms pour l’ISS contre 384 400 kms pour la Lune. L’autre différence est que sur l’ISS il n’y a pas de gravité, ce qui certaines actions plus simples et d’autres plus complexe alors que sur la Lune il existe une petite gravité, donc l’utilisation d’outils est différente par exemple.
Ce sera donc à nous d’adapter chaque action que les astronautes font actuellement sur l’ISS aux contraintes de la Lune.
Interview Alexis PAILLET, Chef du projet Spaceship FR au CNES
Bonjour Alexis, Vous êtes chef du projet Spaceship FR au CNES, en quoi consiste ce projet ?
Alors, ce projet c'est la préparation pour la Lune, pour Mars, les vols habités de la robotique. Donc en fin de compte, c'est un objectif à long terme qu'on a appelé Spaceship FR et qui fait écho au réseau des Spaceship européens qui existe aujourd'hui à travers l'Europe. Il y en a un qui est situé à l'EAC, au Centre d'Entraînement des Astronautes en Allemagne, un second qui est situé à l'ECSAT en Angleterre et un troisième qu'on a créé en France. Ces trois Spaceship travaillent en synergie (ensemble) et bien sûr on a une entité française qui est un petit peu particulier par rapport aux deux autres Spaceship, c'est-à-dire que les spaceships situés en Allemagne et en Angleterre sont plutôt dédiés à de la vulgarisation, a également des activités avec des étudiants, des thèses, tout ça. Et nous en plus, on a un volant qui est lié à tout ce qui est avec l'industrie, donc on a un panel d'activités qui est dédié avec des partenariats avec des industriels et tout ça.
L'activité du Spaceship FR à Toulouse, afin d'éviter que justement on ait une coordination globale, bien sûr on n'a pas des piliers thématiques qui sont exactement les mêmes que ceux qui sont situés à Cologne ou en Angleterre. Donc nous on a sélectionné quatre piliers.
Le premier qui est un pilier plutôt dédié aux supports vie.
Un second pilier qui est plutôt sur l'équipage, la santé des astronautes. Et aussi parce que le CNES a créé un GIE avec le CHU de Rangueil, qui s'appelle la médecine spatiale à MEDES. Et du coup ça fait écho avec justement nos ambitions à travailler sur de la physiologie pour les astronautes. Et là plutôt sur de la longue durée.
Un troisième pilier qui est plutôt sur la mobilité, mobilité de surface. Alors ça peut être sur la Lune, sur Mars, ce que vous voulez. Ce n’est pas très grave le lieu, ce qui est important c’est d'envisager ce que va être la mobilité plus tard.
Et un quatrième qui est le recyclage. Alors c'est un recyclage qui est plutôt organique ou inorganique, qui est issu à la fois du support vie, parce que le support vie, il y a des déchets qui sont produits par nos astronautes. Et inorganique, ils fabriquent des différents types d'objets. Et c'est arriver avoir ce cycle vertueux qui permet de réutiliser ces différents objets. Donc on a ces quatre piliers. Et après on transverse. Alors on a du numérique, parce qu'aujourd'hui le numérique est un petit peu partout. Donc forcément on essaye de travailler sur ces différentes thématiques avec des étudiants en stage, en thèse, en PHD (Doctorant). Et aussi des industriels à travers la France.
L'installation des bases spatiales sur la Lune, ce n'est plus trop une fiction. On le voit aujourd'hui, on a beaucoup de projets. Mais en quoi s'articuleront ces bases ? Et du coup, qui y séjournera ? En quoi le projet Spaceship FR est-il important avec ces bases ?
Alors, le projet Spaceship est important dans la mesure où, si on veut être de la partie pour ces futures bases, et avoir un petit peu de France, il faut justement qu'on arrive à trouver des activités qui vont être en complémentarité des gros acteurs majeurs. Alors, ça peut être dans le cadre de la mission Artemis avec les Américains. Il faut sûrement construire la grosse base. Mais il y aura des petites choses, forcément, sur lesquelles on pourra venir ajouter notre touche personnelle. Par exemple, dans le cadre du support vie, tout ce qui est traitement d'eau, de l'air, ils vont sûrement faire la grosse station pour traiter l'air, l'eau. Mais pour atteindre la sobriété et l'autonomie complète de ces futurs bâtiments, il va falloir aller vers le 99,9 %. Et c'est là où, justement, on peut ajouter un petit peu de nos technologies. Et là, justement, on les cherche sur notre écosystème Français pour amener les acteurs qui sont aujourd'hui dans le domaine du terrestre par l'intermédiaire du spatial, et si ils ont aussi une volonté aussi à travailler dans le domaine de la R&D, miniaturisation, à atteindre de plus en plus d'autonomie, si ça rentre dans le cadre de leur développement d'entreprise, nous, on promet un objectif à 15 ans, eux, ont un objectif à 5 ans.
On arrive à travailler ensemble sur nos feuilles de route, ce qui fait qu'on met nos moyens en commun au niveau financiers. Et après, s'il y a une possibilité d'aller dans l'espace avec, c'est à nous de le spatialiser. Pour cela, il faut qu'on vulgarise aussi nos activités. Et là, ça rentre dans un cadre qui est plus international, ça s'appelle l'ISECG, International Space Exploration Coordination Group, dans lequel il y a les 27 pays membres, 27 agences spatiales dans le monde qui travaillent dessus, qui ont défini des feuilles de route, qu'on appelle des GER, pour Global Exploration Roadmap. Il y en a 200 à peu près, et justement, nous, on dit, sur celle-ci, on pourrait être pertinent.
C'est un petit peu comme les Pokémon, c'est-à-dire qu'on a des cartes de jeux on a des niveaux de maturité, ce qu'on appelle des TRL, pour Technology Readiness Level. C'est une sorte d'échelle qui va de 1 à 9. Plus on va monter les barreaux de cette échelle, plus on sera mature au niveau technologie. Et c'est là où on pourra dire que la France pourra travailler sur ce sujet-là, pour cette partie-là particulière. Donc nous, notre objectif, c'est de trouver des niches technologiques, de faire monter en maturité technologie, et de les proposer dans ces futures collaborations internationales. L'idée, c'est d'avoir du bleu blanc rouge dans l’espace.
Comment pense-t’on un habitat lunaire ? Quelles sont les contraintes principales et générales des habitats lunaires ?
Les contraintes principales... Alors déjà, il y a plusieurs objectifs. C'est soit on y va juste, on se pose, on repart. Donc ça, c'est un peu les missions Apollo. On va rester un maximum de 72 heures. Soit on se dit, on va aller un petit peu plus loin, on veut rester une, deux, trois semaines. Donc là, il y a d'autres contraintes. Ou alors, on veut rester vraiment de manière permanente.
Pour ce qui concerne aujourd'hui, le type d'activité qu'on s'est donné, c'est y rester comme un refuge. Donc c'est y rester à peu près une semaine, en complément de ce qui est fait dans le cadre de la mission Artemis. Donc en fin de compte, Artemis, ils veulent y aller, aller au niveau du pôle sud, rester une semaine. Et donc on se dit, pourquoi pas doubler la durée de temps au niveau du pôle sud pour les astronautes. Donc en fin de compte, créer des sortes de petits refuges qui seraient positionnés autour de cratères Shackleton. Et nos futurs astronautes iraient d'un point A à un point D, on va dire, comme la traversée des Pyrénées. Ils ne le feraient pas d'une seule fois. Ils passeraient d'un habitat à un autre habitat puis à un autre habitat. Ils viendraient consommer les ressources qui seraient nécessaires pendant peut-être un, deux ou trois jours, ils prennent tout. Après, ils changent d'habitat. Et pendant le temps où ils ne seraient pas occupés, il y a la régénération des fluides comme l'air, l'eau, l'énergie avec l'intermédiaire des panneaux solaires.
Donc on est plutôt positionnés sur ce créneau-là. Il y a un projet de module d’habitation qui s'appelle EUROHAB, de la société Spartan Space, en collaboration avec Airbus et aussi Thales, pour justement essayer de définir, dimensionner ce type d'habitat.
Interview Léa BOURGELY, Ingénieure système chez Venturi Space France
Bonjour Léa, j'aimerais savoir, et j'aimerais que tu nous expliques exactement quel est ton métier ?
Je travails chez Venturi Space et je suis ingénieur système. Ingénieur système dans le spatial, donc en fonction des domaines, ça peut avoir différentes significations, mais en tout cas dans le spatial, c'est la personne qui va être à l'interface entre tous les systèmes techniques, qui va faire de la gestion des exigences, définir des spécifications et qui va en fait pouvoir partir du besoin de la mission pour proposer des premières idées d'architecture et de réponse a ces besoins.
De façon concrète, parce que ça, c'est un peu abstrait. C'est comme si, il y avait quelqu'un qui venait et qui te disait j'ai besoin de ramasser un caillou. Ça, c'est le besoin. Et que moi du coup, je vais venir poser des questions pour vraiment comprendre, ok, mais le caillou, est-ce qu'on a besoin de le préserver ? Est-ce qu'on peut l'écraser ? Est-ce qu'on a besoin de le stocker quelque part ? Et une fois que j'ai bien défini ce besoin-là, je vais réfléchir a des solutions, est-ce qu'on met un bras robotique ? Est-ce qu'on met une pelle ? Est-ce que juste on creuse avec un truc qui roule ? Est-ce qu'on crée un truc de fou ou un truc simple ?
Et du coup, est-ce que tu peux me dire, parce que tu nous as dit tout à l'heure que tu faisais des petits Rovers, qu'est-ce qu’ils vont faire dans l'espace ?
Alors nous, notre rover, c'est... En fait, historiquement, les Rovers sont définis autour d'une mission. Et nous, la différence, c'est qu'en fait, on va proposer un rover qui va être au service des missions. C'est-à-dire qu'on propose la plateforme, on propose l'objet roulant qui est capable de transporter quelque chose.
Ensuite, on va discuter avec les chercheurs, avec d'autres ingénieurs, pour voir en fait ce qu'ils ont besoin qu'on emmène avec nous dans l'espace. Donc c'est créer un service, en fait. Pour le moment, il n'a pas de mission précise, à part évidemment qu'il doit être capable de se déplacer sur la surface lunaire, ce qui est déjà une mission énorme en tant que bête. Et ensuite, on viendra rajouter par-dessus des missions scientifiques. Et du coup, étant donné qu'on est dans l'espace, il y a forcément plein de contraintes.
Justement, quelles sont les contraintes principales que vous rencontrez avec vos Rovers ?
Il y a plusieurs contraintes en effet. Une principale, c'est d'être dans l'espace, c'est-à-dire d'être dans le vide, de ne pas avoir d'atmosphère. Ça, ça pose des problèmes en termes notamment de température. Sur la Lune, on peut descendre à moins 220 degrés au pôle sud et monter à plus 120 degrés. Donc, si par exemple, vous êtes entre l'ombre et la lumière, vous avez un très, très gros écart de température. Et du coup, ça crée des problèmes notamment thermiques parce qu'on ne peut pas évacuer la chaleur. Donc, on a besoin de créer un système de chauffage par radiation ou par conduction.
Il y a aussi la question de l'absence de pression. Par exemple, on ne peut pas mettre de pneus sur la Lune, sinon il va exploser. On ne peut pas... Enfin, il y a vraiment tellement de choses. Il y a les radiations aussi qui sont importantes. Il y a aussi quelque chose à laquelle on ne pense pas souvent, c’est le lancement. Le lancement en fait, l'objet qu'on va lancer dans la fusée prend énormément de charges, prend énormément de vibrations. Du coup, il doit être ultra solide. Et c'est au lancement en fait qu'on risque de casser notamment des petits outillages hyper importants qui risquent de mettre en péril le Rover.
Du coup, tu fais des Rovers, c'est super impressionnant. Quel a été ton parcours pour arriver jusque-là ?
J'ai un parcours un peu compliqué, assez atypique. J'ai commencé par une licence de physique après un bac S parce que j'aimais beaucoup la physique en général. J'avais besoin de comprendre comment le monde fonctionne. Et je l'ai fait en parallèle dans un parcours sportif de haut niveau. Donc, j'ai mis plus de temps en fait à faire ma licence car j'avais des entraînements tous les après-midis. C'était en danse.
Quand j'ai fini ma licence, en fait, je trouvais ça un petit peu trop théorique. J'adorais comprendre la physique, mais travailler toute ma vie sur des particules que je ne voyais pas trop et sans trop de deadline, ce n'était pas forcément la chose qui me branchait le plus. Et du coup, je suis passée en école d'ingénieur. C'est une école d'ingénieur qui s'appelle l'ISAE Supaero à Toulouse. J'ai fait deux ans pour avoir un master.
Pendant ces deux années, j'ai compris que c'était vraiment l'ingénierie que je voulais faire, être sur des projets concrets avec des équipes ultra dynamiques, avoir des deadlines, savoir exactement sur quoi on va travailler, modéliser et tout. Et du coup, de ça, j'ai fait mon stage de fin d'études au CNES, donc l'Agence Spatiale Française, où j'ai travaillé en engineering system, pour développer un Rover lunaire. Et de ce stage-là, j'ai candidaté chez Venturi Space, où maintenant je fais des Rovers lunaires.
Interview Bruce BENAMRAN, Vidéaste créateur de la chaîne e-penser et vulgarisateur scientifique
Bonjour Bruce. Vous êtes vidéaste, créateur de la chaîne e-penser, puis e-penser 2.0, et vulgarisateur scientifique. Mais du coup, c'est quoi un vulgarisateur scientifique ?
Alors, un vulgarisateur scientifique, pour le dire très simplement, c'est quelqu'un qui doit être capable d'expliquer les sujets scientifiques à quelqu'un qui n'a aucune notion. Dans l'idéal, c'est ça. L'idéal, c'est vraiment quelqu'un qui n'y connaît rien, qui se dit, tiens, j'ai entendu trou noir, c'est quoi un trou noir ? Il faut pouvoir lui donner une explication, pour qu'à la fin, il ait la meilleure compréhension possible, sans avoir besoin de prendre des cours derrière.
Pourquoi c'est important de vulgariser la science ?
Ah, c'est important pour plein de raisons. D'abord, parce qu'on vit dans un monde de plus en plus complexe, et que je pense que c'est quand même pas mal que les gens comprennent le monde dans lequel on vit. Je vois par exemple, aujourd'hui, la différence simplement entre les gens qui utilisent des IA, type ChatGPT, entre ceux qui comprennent vite fait comment ça fonctionne, et ceux qui ont l'impression qu'il y a un humain qui réfléchit dans leur téléphone, ce n'est pas tout à fait la même histoire.
Ensuite, c'est très important aussi pour donner envie, pour rendre curieux, donner envie notamment aux plus jeunes. Oui, très important pour les petits. Et notamment aussi aux filles. Parce que ça, ça reste encore un problème majeur, les femmes et les sciences, parce que les sciences ne sont clairement pas genrées, mais le problème, c'est qu'arrivé au moment de faire des études supérieures, il y a déjà eu tout le secondaire, le collège, le primaire, où il y a encore beaucoup de gens qui expliquent aux filles que la poésie, c'est l'essentiel pour les filles, et les maths et les ordinateurs, c'est pour les garçons.
Mais du coup, comment vous aborder un sujet scientifique assez complexe pour le rendre accessible au plus grand nombre ?
Alors, ça dépend des sujets, mais globalement, on va dire que la démarche va toujours être la même. Il y a un sujet qui m'interroge ou qui m'interpelle ou qui m'intéresse, je vais creuser, creuser, creuser jusqu'au plus loin que je peux aller avec mon niveau d'instruction, parce que je ne peux pas aller plus loin que ma propre compréhension. Je ne veux pas, c'est-à-dire que je pourrais réciter des trucs que j'aurais lus à droite, à gauche, mais je ne veux pas. Et à partir de là, j'essaie de trouver le bon angle pour rendre le sujet intéressant, parce que ce n'est pas toujours intéressant. Et statistiquement, je dirais que le plus souvent, le truc le plus intéressant, c'est l'histoire des sciences.
C'est comment est-ce que les scientifiques en sont arrivés à découvrir telle chose ou telle chose. Parce qu'en général, ils se plantent, ils font des erreurs, ils ont des idées qui sont farfelues, et c'est très marrant. Et puis, ça permet de voir comment à chaque fois, ils ont dit non, mais si c'était comme ça, il n'y aurait pas ce problème-là. On a ce problème-là, donc c'est autre chose, etc., etc.
Du coup, comment vous vulgariseriez le sujet d'aujourd'hui en quelques mots ?
Aujourd'hui, en fait, il y a plusieurs questions qui se posent autour de la lune. Je mets de côté les gens qui pensent qu'on n'a jamais marché sur la lune. Mais il y a la question qui consiste à dire, bon, on a été sur la lune, ok, bravo, on a planté un drapeau, c'est super, à quoi ça sert d'y retourner ? Ça, c'est la première question.
Deuxième question, aujourd'hui, on sait envoyer des machines qui sont capables d'avancer, d'aller creuser, d'aller analyser le sol, d'envoyer les données. En plus, la lune, ce n'est pas loin, c'est une seconde lumière, donc on peut limite la piloter soi-même. Si on la perd, si on la casse, c'est que de l'argent, à quoi ça sert d'envoyer des humains encore là-bas ? Et en fait, c'est toutes ces questions qui sont intéressantes.
Une fois, j'avais discuté avec un astronaute qui, je ne sais pas s'il est encore, mais il n'y a pas si longtemps, il était dans la station spatiale internationale qui s'appelle Don Petit, un astro-américain, qui est un vétéran, et qui m'avait expliqué qu'en fait, un des gros problèmes de lancer des fusées, notamment depuis la Terre, c'est que, alors je n'ai plus les ratios, donc je vais sans doute dire des bêtises, mais en gros, quand on envoie une fusée dans l'espace, 80% du poids de la fusée, c'est du carburant. Et ce qui se passe, c'est que si on l'envoyait depuis la Lune, on pourrait peut-être baisser ce ratio à 30%, donc on pourrait partir plus facilement pour moins cher et plus loin.
Après, le problème se pose, mais le carburant, comment est-ce qu'on l'amène sur la Lune ? Justement il faut voir si on peut en trouver sur la Lune. C'est ça. Parce que si on peut en trouver sur la Lune, et puis des minéraux, etc…. C'est-à-dire que la Lune, en fait, ça a l'air d'être un bon spot pour une base de lancement, pour aller notamment sur Mars.
Interview Cyril GARNIER, Artiste et créateur du spectacle “J’aurais voulu être un astronaute”
Et bien bonjour Cyril ! Est-ce que vous pouvez me dire ce que vous faites, vous ici, à la cité de l’espace pour cette journée sur la Lune ?
Eh bien, moi j'ai été invité, je suis un peu l'ovni, si je peux me permettre cette analogie avec le spatial, parce que je ne suis pas du tout un scientifique, je suis un comédien. Je suis un artiste et je suis passionné moi par l'espace. J'ai un spectacle qui s'appelle « J’aurais voulu être Astronaute, qui a été créé à Avignon en 2002 et avec lequel je tourne depuis. Et j'ai rencontré l'équipe de la Cité de l'Espace par le biais de ce spectacle et de Julien Rancière, qui est un monsieur qui travaille pour l'agence spatiale européenne, qui est venu voir mon spectacle. Du coup, ils m'ont invité pour parler du spatial, mais dans le domaine des arts.
Dis-nous-en quelques mots de quoi parle le spectacle, comment vous êtes venu à le faire sur le spatial et comment êtes-vous venu à aimer le spatial ?
Ah, il faut voir le spectacle ! En fait, ce spectacle, c'est un « seul en scène » qui s'appelle J'aurais voulu être astronaute. Au départ, moi je faisais beaucoup de télévision, je tournais dans une série qui s'appelle « Demain nous appartient ».
Et j'avais envie de revenir au théâtre, donc je me suis dit, tiens, je vais créer un petit spectacle. Et il se trouve que dans ma carrière, j'ai eu un moment où j'étais humoriste, et notamment dans une émission de télé qui s'appelait « On n’demande qu’à en rire ». Et à l'occasion de cette émission, les fans avaient voté pour moi pour m'envoler au Kennedy Space Center. Et à ce moment-là, j'avais gagné un voyage pour l'espace. Donc j'ai rencontré Buzz Aldrin, c'était un peu fou. donc je me suis dit, voilà un bon sujet pour mon spectacle.
Puis en tirant cette ficelle, j'ai compris pourquoi le spatial était présent dans ma vie depuis mon enfance. Parce que quand j'étais tout petit, j'ai perdu mon père, j'avais deux ans. Et on m'a dit : « Ton père, il est dans le ciel ». Et comme j'étais un peu premier degré, je me suis dit, bon ben, il est dans le ciel, et on va y aller. Je voulais être astronaute, et donc j'ai développé tout un spectacle dans lequel j'explique comment j'ai eu envie d'être astronaute et comment je n'ai pas pu être astronaute parce que je suis trop grand physiquement, et pourquoi je suis devenu finalement artiste, etc.
Et toute cette histoire qui m'est très personnelle, en fait, elle est motivée par l'histoire de la conquête spatiale. Et ce que je raconte, c'est pourquoi c'est important d'avoir des rêves qui sont grands, de s'inspirer des gens qui nous font rêver comme des astronautes, qui vont nous permettre de nous réinventer quand on a du mal à atteindre son rêve. Parce que, voilà, les astronautes sont tous face à des défis qui sont immenses, et ils développent tous des solutions pour résoudre ces défis. Et on peut s'inspirer de leurs réponses aux défis pour améliorer nos vies à nous.
Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, avec la journée sur la Lune et toutes les futures bases lunaires que ça va t’inspirer un deuxième spectacle ?
Alors, il y a un deuxième spectacle qui est en préparation, qui n'est pas une suite, en fait. On va dire qu'il y a un petit peu autre chose, parce que j'ai rencontré un producteur de musique classique qui a adoré mon spectacle et qui m'a dit que ce serait super de faire un spectacle avec des musiciens. Et donc ça, c'est un projet, ça n'est vraiment pas fait, et c'est aussi pour ça que je suis ici, pour discuter avec les gens de la Cité d'Espace, savoir si on pourrait créer ce spectacle ici avec un orchestre pour parler, alors pas seulement des astronautes, mais pour parler de la musique classique d'une manière un petit peu plus générale.
Ce sera un spectacle contemplatif, poétique et aussi instructif. Parce que moi, c'est ça que j'aime, c'est partager ma passion avec les gens, pour leur dire, voilà, le spatial et les sciences, en fait, nous apportent évidemment de la connaissance, mais aussi une philosophie, une façon de penser, notre rapport au monde.
Et vous pouvez me retrouver au Festival Explore Espace, néanmoins, avec une conférence au mois de novembre.
Après toutes ces confidences et ces informations vous voulions nous aussi voir un de ces habitats lunaire conçu par Spartan Space et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ressemble beaucoup aux module Apollo.
Donc si vous aussi vous souhaitez mettre un pied sur la Lune et vous sentir l’âme d’un astronaute, rendez-vous à la cité de l’espace de Toulouse….
Bon Alunissage à tous !
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